01 / 01

ACTUALITÉS

Midi Libre, 27 juillet 2019 : « Montpellier : un nouveau dispositif médical pour le traitement d’Alzheimer »

par REGEnLIFE
Août , 22
Midi Libre, 27 juillet 2019 : « Montpellier : un nouveau dispositif médical pour le traitement d’Alzheimer »
Le CHU pilote une étude sur 37 patients, âgés de 65 à 85 ans.
Depuis un peu moins de deux ans, le CHU de Montpellier pilote une étude visant à évaluer un nouveau dispositif médical, développé par la start-up locale RegenLife. Il combine un casque et un plastron ciblant simultanément, via des ondes proches infrarouges, l’axe cerveau intestin, directement impliqué dans le développement de la maladie d’Alzheimer.

Un traitement non-invasif

L’inclusion des 37 patients, tous âgés de 65 à 85 ans, et diagnostiqués avec les mêmes signes cliniques de la maladie comme les troubles de la mémoire a débuté en juillet 2018. « L’objectif est d’atteindre les 64 patients d’ici la fin de l’étude, prévue elle pour la fin de l’année », précise la professeur Audrey Gabelle, responsable de l’équipe qui étudie les effets thérapeutiques de l’appareil.

*En septembre, le traitement commençait : « Il a lieu sur trois mois. Durant les deux premiers, les patients bénéficient de séances de 25 minutes, 5 fois par semaine. À la suite de cela, on effectue un premier bilan, et enfin, on les laisse sans traitement le troisième mois, à l’issue duquel on refait les évaluations pour juger de la pertinence des soins, et vérifier qu’il n’y a pas d’effets secondaires à moyen terme », continue la professeur.

Le dispositif diffère surtout en deux points de la majorité des tentatives faites jusqu’alors. En premier lieu, il s’agit d’un procédé non-invasif, déjà testé dans d’autres pathologies, mais tout à fait novateur dans ce cadre. L’un des avantages résidant dans le fait que « les effets secondaires sont ici, pour le moment, absents. Même si l’on aura les résultats définitifs qu’à la toute fin de l’étude », détaille Audrey Gabelle. Ensuite, la double exposition, via casque et plastron en simultané, semble s’avérer plus efficace qu’une simple exposition tête ou une simple exposition abdomen.

L’importance du microbiote

Cette double exposition s’appuie sur l’hypothèse que la maladie d’Alzheimer est liée à un dysfonctionnement mitochondrial, ainsi qu’à une modification du microbiote (anciennement qualifié de flore intestinale). « Notre mécanisme joue sur les neurones au niveau du cerveau, et sur l’un des marqueurs de la maladie : l’inflammation, ou la modification, du microbiote. La technologie basée sur les émissions électromagnétiques va permettre aux rayonnements de pénétrer au niveau des intestins, et de potentialiser un effet thérapeutique. L’objectif est aussi de voir si ce traitement modifie le microbiote jusqu’à le rendre proche de celui d’un sujet “sain” du même âge », indique Guillaume Blivet, président de la start-up RegenLife.

« Cet essai c’est le seul en France, en Europe et même dans le monde avec cette technologie. C’est une première grâce au partenariat local et c’est innovant car on est sur du non médicamenteux. C’est tout à fait inédit « , conclut Audrey Gabelle. Pour l’instant, le seul souci occasionné par cette année test se situe au niveau de la mobilité. Une présence quasi quotidienne sur place est, en effet, nécessaire pour bénéficier du traitement.

THIBAUT LONGIN

Postez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *